
Les promesses marketing autour de la flexibilité des espaces de séminaire saturent le marché. Pourtant, entre le discours commercial et la réalité terrain, un fossé persiste. La majorité des organisateurs réservent des salles modulables sans stratégie d’exploitation concrète, transformant un atout potentiel en investissement sous-utilisé.
La véritable question ne se limite pas à savoir si vous devez choisir une salle de séminaire originale, mais comment orchestrer méthodiquement ses configurations pour générer des résultats mesurables. Cet article révèle une approche inédite : partir de la planification stratégique des séquences pédagogiques, comprendre les mécanismes psychologiques cachés, identifier les erreurs critiques à éviter, puis mesurer objectivement l’impact de vos choix.
Cette démarche transformationnelle repositionne l’organisateur comme architecte de l’expérience. Au-delà des arguments génériques sur l’engagement ou la dynamique de groupe, vous découvrirez des méthodologies actionnables, des frameworks de mesure concrets et des règles d’orchestration temporelle jamais formalisées ailleurs.
L’essentiel de la modularité en séminaire
- La configuration spatiale influence directement l’attention, la mémorisation et la qualité des interactions selon des mécanismes neuroscientifiques précis
- Une méthode de cartographie inverse permet d’aligner chaque séquence pédagogique avec sa configuration optimale plutôt que de subir un espace figé
- Trois erreurs de reconfiguration sabotent systématiquement les résultats : surinvestissement modulaire, dissonance spatiale et timing défaillant
- Des indicateurs avant, pendant et après le séminaire objectivent l’impact réel de la modularité pour justifier l’investissement et optimiser les événements futurs
Cartographier vos séquences pédagogiques avant de choisir la configuration
La planification traditionnelle inverse la logique décisionnelle. Les organisateurs sélectionnent d’abord un lieu, puis tentent d’adapter leur programme à l’espace disponible. Cette approche réactive limite drastiquement l’exploitation de la modularité. La méthode de cartographie inverse renverse ce paradigme en partant des objectifs pédagogiques de chaque séquence pour déterminer ensuite la configuration spatiale optimale.
La première étape consiste à décomposer votre séminaire en séquences distinctes, chacune porteuse d’un objectif spécifique. Un séminaire type comprend généralement quatre à sept moments clés : accueil et brise-glace, apport théorique magistral, ateliers de mise en pratique, sessions de brainstorming créatif, débriefing collectif, et clôture. Chaque séquence requiert une dynamique spatiale différente pour maximiser son efficacité.
Les données confirment cette approche structurée. 41 personnes par journée d’étude en 2024 contre 32 en 2022 témoignent d’une évolution vers des formats plus interactifs nécessitant des espaces adaptables. Cette croissance de 28% reflète la demande pour des configurations permettant d’alterner entre moments collectifs et travail en sous-groupes.

La matrice de correspondance constitue l’outil central de cette méthodologie. Elle croise les objectifs pédagogiques avec les configurations spatiales selon des critères précis : niveau de collaboration requis, type d’interaction favorisé, besoin de concentration individuelle, et dynamique énergétique souhaitée. Cette grille décisionnelle transforme l’intuition en processus systématique.
Le psychologue Gustave-Nicolas Fischer apporte un éclairage fondamental sur cette démarche spatiale :
Le projet de ces recherches est de dégager la manière dont les individus et les groupes investissent le territoire dans lequel ils se trouvent
– Gustave-Nicolas Fischer, La Communication – Éditions Sciences Humaines
Cette perspective confirme que l’espace n’est jamais neutre. Les participants s’approprient leur environnement selon des codes comportementaux prévisibles. La configuration en îlots favorise naturellement l’émergence de leaders informels et la construction d’identités de sous-groupes, tandis qu’une disposition en U maintient une autorité centralisée tout en permettant le contact visuel entre tous.
| Objectif pédagogique | Configuration optimale | Capacité recommandée | Distance interpersonnelle |
|---|---|---|---|
| Brainstorming créatif | Îlots de 4-6 personnes | 20-30 participants | 0,8-1,2m |
| Présentation magistrale | Théâtre avec écran central | 50-150 participants | 1,5-2m |
| Travail collaboratif | U ou cabaret modulable | 15-25 participants | 1,2-1,5m |
| Discussion stratégique | Table rectangulaire | 8-12 participants | 1-1,5m |
L’outil de timeline visuelle complète cette approche en anticipant les moments de reconfiguration. Chaque transition spatiale génère un temps mort incompressible de cinq à quinze minutes selon l’ampleur du changement. Intégrer ces fenêtres dans votre planification évite les retards cumulatifs qui sabotent l’énergie collective. Positionnez stratégiquement les reconfigurations pendant les pauses naturelles ou utilisez-les comme rupture de rythme intentionnelle.
Tous les moments du séminaire ne justifient pas le même investissement modulaire. Identifiez les séquences à fort impact où la configuration influence directement les résultats : sessions de créativité collective, ateliers de résolution de problèmes complexes, ou moments de prise de décision stratégique. À l’inverse, certaines séquences administratives ou de transition fonctionnent dans n’importe quelle disposition. Cette hiérarchisation permet de concentrer vos efforts de reconfiguration là où le retour sur investissement est maximal.
Comment l’espace module l’attention, la collaboration et la mémorisation
Les arguments marketing évoquent vaguement un meilleur engagement grâce à la modularité, sans jamais expliquer les mécanismes biologiques sous-jacents. Les neurosciences et la psychologie environnementale révèlent pourtant des processus précis par lesquels la variation spatiale impacte concrètement les performances cognitives et relationnelles des participants.
Le phénomène de rupture de pattern constitue le premier levier neurologique. Le cerveau humain s’adapte rapidement à son environnement par un processus d’habituation sensorielle. Après vingt à trente minutes dans une configuration identique, l’attention décline progressivement tandis que la fatigue cognitive s’installe. Le changement spatial agit comme un signal de réactivation qui sollicite le système réticulaire activateur ascendant, structure cérébrale régulant la vigilance.
Cette compréhension scientifique se traduit en investissements concrets. 52% des budgets événementiels consacrés aux séminaires résidentiels modulables témoignent d’une reconnaissance croissante de cet impact. Les organisations mesurent désormais le différentiel de résultats entre espaces figés et environnements adaptatifs, justifiant cet arbitrage budgétaire par des métriques comportementales tangibles.
La proxémique, discipline fondée par l’anthropologue Edward Hall, décrypte comment la distance physique entre individus influence la qualité des échanges. Quatre zones relationnelles structurent nos interactions : intime (moins de 45 cm), personnelle (45 cm à 1,2 m), sociale (1,2 m à 3,6 m) et publique (au-delà de 3,6 m). La configuration spatiale détermine quelle zone prédomine, modulant ainsi le registre de communication.
Une disposition en îlots rapprochés force les participants dans la zone personnelle, favorisant les échanges informels et la construction de confiance. Cette proximité stimule la production d’ocytocine, neurohormone associée au lien social, facilitant la collaboration authentique. À l’inverse, une configuration théâtre maintient la distance sociale, appropriée pour un rapport formateur-apprenants mais contre-productive pour le travail collaboratif.
L’orientation des corps joue un rôle tout aussi déterminant. Face à face, les participants adoptent inconsciemment une posture de confrontation ou de négociation. Côte à côte, ils s’alignent symboliquement vers un objectif commun, réduisant les mécanismes de défense psychologique. Une table en U combine ces avantages : vision périphérique de tous les participants tout en conservant une orientation vers un centre commun.
L’ancrage mémoriel contextuel exploite un principe de la psychologie cognitive : l’encodage situationnel. Notre mémoire associe les informations apprises à leur contexte environnemental. Lorsque vous changez de configuration entre différentes séquences du séminaire, vous créez des marqueurs spatiaux distincts qui facilitent ultérieurement la récupération des souvenirs. Les participants se rappellent : « C’était pendant la session en îlots » ou « Lors de la présentation en théâtre ».
Ce mécanisme dépasse la simple mnémotechnique. Il structure hiérarchiquement les apprentissages en chapitres distincts, reproduisant le fonctionnement naturel de la mémoire épisodique. Les recherches en psychologie de l’apprentissage démontrent que cette segmentation spatiale améliore la rétention à long terme de 15 à 25% comparativement à un environnement uniforme.
L’effet de nouveauté influence directement la perception de valeur. Des études en économie comportementale révèlent que la variété d’expériences au sein d’un même événement accroît l’évaluation positive rétrospective. Les participants surestiment systématiquement la durée et la richesse de séminaires modulables comparés à des formats statiques de durée équivalente. Cette distorsion perceptive se traduit par des scores de satisfaction supérieurs de 20 à 30 points en NPS.
La stimulation dopaminergique explique partiellement ce phénomène. Chaque changement spatial génère une micro-anticipation, sollicitant le système de récompense cérébral. Cette activation maintient un niveau d’éveil optimal tout au long du séminaire, combattant la monotonie qui caractérise les formats traditionnels. L’espace devient ainsi un outil de régulation énergétique au service de l’expérience globale.
Les trois erreurs de reconfiguration qui sabotent vos résultats
Alors que le marché valorise systématiquement les avantages de la modularité, aucun acteur n’adopte une perspective critique révélant ses pièges. La flexibilité spatiale mal orchestrée produit des effets contre-productifs qui annulent intégralement ses bénéfices théoriques. Trois erreurs récurrentes expliquent l’écart entre promesses et résultats terrain.
Le surinvestissement modulaire constitue le premier piège. Certains organisateurs, convaincus de la valeur de la flexibilité, multiplient les reconfigurations au-delà du seuil d’utilité. Plus de quatre changements majeurs lors d’un séminaire d’une journée crée une fatigue décisionnelle chez les participants. Le cerveau mobilise des ressources cognitives pour s’adapter à chaque nouvel environnement, ressources qui ne sont alors plus disponibles pour le contenu pédagogique.

Les temps morts cumulatifs aggravent ce phénomène. Une reconfiguration complète mobilise dix à quinze minutes incompressibles : déplacement des meubles, ajustement des équipements audiovisuels, réinstallation des participants. Sur un séminaire de six heures, cinq reconfigurations absorbent jusqu’à soixante-quinze minutes de temps productif, soit plus de 20% de la durée totale. Ce coût temporel doit générer un bénéfice supérieur pour justifier l’investissement.
La règle empirique recommande un ratio maximal d’une reconfiguration majeure toutes les quatre-vingt-dix minutes, aligné sur les cycles naturels d’attention. Entre ces changements structurels, privilégiez des micro-ajustements qui maintiennent la variété sans mobiliser de ressources excessives : rotation de sous-groupes, repositionnement partiel, ou variation de l’utilisation de l’espace sans déplacement de mobilier.
La dissonance cognitive spatiale représente la deuxième erreur critique. Elle survient lorsque la configuration contredit le message ou les valeurs portés par la séquence. Un atelier sur l’intelligence collective et l’horizontalité organisé en disposition magistrale avec une scène surélevée crée une contradiction inconsciente qui sabote la crédibilité du contenu. Les participants perçoivent cette incohérence à un niveau préverbal, générant un malaise diffus.
Ce phénomène s’intensifie particulièrement lors de séminaires portant des transformations culturelles. Une entreprise prônant l’agilité et la collaboration transversale qui maintient une configuration hiérarchique traditionnelle envoie un signal implicite plus puissant que tout discours explicite. L’espace devient alors le véritable message, invalidant les intentions déclarées.
La cohérence symbolique exige une analyse sémantique de chaque configuration. Interrogez systématiquement : quelles relations de pouvoir cette disposition suggère-t-elle ? Favorise-t-elle l’égalité ou la hiérarchie ? Encourage-t-elle l’ouverture ou la compétition entre groupes ? Les réponses doivent s’aligner rigoureusement avec les objectifs comportementaux et culturels du séminaire.
Le timing défaillant constitue la troisième erreur destructrice. Reconfigurer au mauvais moment anéantit la dynamique de groupe patiemment construite. Une transition spatiale imposée lors d’un pic d’énergie collective, moment où les échanges s’intensifient naturellement, brise brutalement l’élan. À l’inverse, maintenir une configuration statique pendant une baisse d’attention post-déjeuner laisse s’installer la torpeur.
La lecture en temps réel des signaux comportementaux permet d’ajuster le timing. Observez le niveau de participation verbale, la qualité des livrables produits en atelier, la posture corporelle des participants. Une reconfiguration devient nécessaire lorsque l’engagement décline malgré la qualité du contenu, signalant que l’environnement ne soutient plus adéquatement l’objectif de la séquence.
Les moments stratégiques pour reconfigurer incluent les transitions naturelles du programme, immédiatement après les pauses où les participants sont déjà debout, ou lors d’un changement thématique majeur. Évitez absolument les reconfigurations au milieu d’une activité productive, juste avant une pause prévue, ou pendant les quinze premières minutes suivant le retour de pause lorsque la reconcentration s’opère.
Intégrez des indicateurs d’alerte dans votre grille d’observation. Si plus de 30% des participants adoptent une posture fermée, si le temps de silence entre les interventions s’allonge significativement, ou si les échanges restent superficiels malgré une consigne d’approfondissement, la configuration actuelle ne remplit probablement pas sa fonction. À ce stade, une modification devient nécessaire plutôt qu’optionnelle.
Mesurer l’impact réel : quels indicateurs avant, pendant et après
Les promesses d’amélioration des résultats restent invérifiables sans framework de mesure concret. La transformation de la modularité en performance objectivable requiert un système d’indicateurs couvrant l’intégralité du cycle : avant, pendant et après le séminaire. Cette approche métrique permet simultanément de justifier l’investissement auprès de la direction et d’optimiser progressivement vos choix de configuration.
Les indicateurs prédictifs, mesurés avant l’événement, révèlent l’engagement anticipé des participants. Le taux de confirmation précoce constitue un premier signal : un séminaire positionné comme modulable et interactif génère typiquement 15 à 20% de confirmations supplémentaires dans les quarante-huit heures suivant l’invitation comparé à un format classique. Cette différence témoigne d’une attractivité perçue supérieure.
Les questions préalables des participants offrent un indicateur qualitatif précieux. Analysez leur nature et leur fréquence. Des interrogations sur le déroulé, les modalités de travail en groupe, ou les livrables attendus signalent une projection active dans l’expérience. Un taux de questionnement pré-séminaire supérieur à 25% des inscrits corrèle positivement avec des niveaux d’engagement élevés lors de l’événement.
Les métriques en temps réel nécessitent une observation structurée pendant le séminaire. Le ratio temps de participation active versus passive quantifie objectivement l’engagement. Mesurez les minutes consacrées aux échanges, production en atelier, ou questions-réponses, comparativement aux moments d’écoute passive. Un séminaire modulable optimisé atteint typiquement un ratio de 60-40 en faveur de l’actif, contre 20-80 pour les formats magistraux traditionnels.
La qualité des livrables produits en atelier fournit un indicateur tangible d’efficacité. Établissez une grille d’évaluation standardisée mesurant la profondeur d’analyse, l’originalité des propositions, et le niveau de concrétisation. Comparez ces scores entre différents séminaires pour isoler l’effet propre de la configuration spatiale, toutes autres variables contrôlées.
Les observations comportementales par séquence complètent ces données quantitatives. Documentez le nombre d’interventions spontanées, la distribution de la parole entre participants, et les interactions non sollicitées entre sous-groupes. Une configuration efficace génère une courbe de participation homogène plutôt que concentrée sur quelques individus dominants.
Les KPIs post-séminaire évaluent la rétention et l’application concrète des apprentissages. Le taux de mémorisation à J+7 et J+30 se mesure via des quiz courts envoyés aux participants. Les recherches en psychologie cognitive établissent qu’une configuration modulable améliore la rétention de 18 à 25% à trente jours comparativement à un environnement statique, grâce aux mécanismes d’ancrage contextuel précédemment évoqués.
L’application concrète constitue l’indicateur ultime de transfert. Interrogez les participants quarante-cinq à soixante jours après le séminaire : quels apprentissages ont-ils effectivement déployés dans leur pratique professionnelle ? Quel pourcentage d’entre eux ont partagé des enseignements avec leurs équipes ? Ces métriques comportementales transcendent la satisfaction immédiate pour mesurer l’impact organisationnel réel.
Le NPS spécifique à l’expérience spatiale isole la contribution de la modularité. Plutôt qu’un score de satisfaction global, interrogez explicitement : « Dans quelle mesure la variété des configurations a-t-elle contribué à votre expérience ? » Cette granularité permet d’identifier si l’investissement dans la flexibilité génère effectivement de la valeur perçue ou reste transparent pour les participants.
La méthode de comparaison A/B entre séminaires offre la rigueur scientifique maximale. Organisez deux sessions d’un même programme : l’une avec exploitation stratégique de la modularité, l’autre dans une configuration unique. Randomisez l’affectation des participants et comparez l’ensemble des métriques. Cette approche expérimentale isole définitivement l’effet causal de la configuration spatiale.
Construisez un tableau de bord consolidé regroupant ces indicateurs. Définissez des seuils de performance pour chaque métrique, permettant une évaluation rapide : vert si objectif atteint, orange si performance intermédiaire, rouge si résultat insuffisant. Ce système de pilotage transforme la modularité d’un concept abstrait en levier d’amélioration continue documenté.
À retenir
- Cartographier les séquences pédagogiques avant de choisir les configurations évite l’approche réactive qui limite l’exploitation de la modularité
- Les mécanismes neuroscientifiques de rupture de pattern et d’ancrage contextuel expliquent scientifiquement l’impact spatial sur l’attention et la mémorisation
- Éviter le surinvestissement modulaire, la dissonance spatiale et le timing défaillant préserve les bénéfices de la flexibilité
- Un framework de mesure avant, pendant et après objectivise le ROI et permet l’optimisation continue des choix de configuration
- Adapter le rythme de modularité selon la durée et les objectifs transforme la théorie en plan d’action contextualisé
Adapter le rythme de modularité selon la durée et les objectifs
La synthèse méthodologique des sections précédentes converge vers une question opérationnelle : comment orchestrer concrètement la modularité en fonction de votre contexte spécifique ? Les règles d’orchestration temporelle restent largement implicites dans la littérature professionnelle. Cette dernière section formalise des frameworks actionnables adaptés aux scenarios typiques.
La règle de fréquence établit un ratio optimal entre nombre de reconfigurations et durée totale selon la nature du séminaire. Les événements à dominante créative tolèrent et bénéficient d’une modularité élevée : jusqu’à une reconfiguration toutes les soixante minutes lors d’un design thinking ou d’un hackathon. La stimulation spatiale soutient le processus divergent-convergent itératif caractéristique de ces formats.
À l’inverse, les formations techniques centrées sur l’acquisition de compétences procédurales privilégient une modularité modérée : deux à trois configurations sur une journée complète. La stabilité spatiale favorise l’ancrage des apprentissages séquentiels et évite la surcharge cognitive pendant l’assimilation de contenus complexes. Le changement intervient principalement pour marquer les transitions entre modules thématiques majeurs.
Les séminaires de team-building occupent une position intermédiaire, avec une modularité rythmée : quatre à cinq configurations sur une journée. Chaque changement spatial accompagne une évolution de la dynamique relationnelle, progressant de l’interconnaissance superficielle vers la collaboration profonde. La configuration matérialise physiquement cette transformation progressive des liens.
La matrice décisionnelle croise trois variables pour générer une recommandation personnalisée. Le nombre de participants influence directement la complexité logistique des reconfigurations. Au-delà de trente personnes, limitez-vous à des changements simples ne nécessitant pas de déplacements lourds de mobilier. Privilégiez les variations d’usage d’un même espace ou la rotation entre plusieurs salles pré-configurées.
La durée totale détermine le budget temporel disponible pour les transitions. Un séminaire de quatre heures absorbe difficilement plus de deux reconfigurations majeures sans compromettre le temps de contenu. Sur deux jours résidentiels, six à huit variations deviennent envisageables, exploitant notamment les moments de pause et les transitions entre journées pour les changements les plus lourds.
L’objectif principal hiérarchise les priorités. Un séminaire visant la prise de décision stratégique nécessite une progression spatiale vers l’intimité et la confidentialité : démarrage en plénière informative, transition vers des sous-groupes de travail, convergence en configuration restreinte pour la validation finale. Cette chorégraphie spatiale soutient le processus décisionnel.
Le séquençage énergétique aligne les reconfigurations avec les courbes d’attention naturelles documentées par la chronobiologie. Les pics de vigilance surviennent typiquement entre 10h et 11h30, puis entre 15h et 16h30. Positionnez vos séquences les plus exigeantes cognitivement pendant ces fenêtres, dans des configurations favorisant la concentration : disposition en U ou rangs espacés permettant le contact visuel sans distraction latérale.
Les baisses d’attention post-déjeuner, entre 13h30 et 14h30, appellent une stratégie compensatoire. C’est précisément à ce moment qu’une reconfiguration énergisante devient critique. Privilégiez un changement vers une disposition collaborative en îlots, accompagné idéalement d’un déplacement vers un espace différent si disponible. Cette rupture multi-sensorielle combat la somnolence physiologique.
Les scénarios types offrent des points de départ prêts à l’emploi, à personnaliser selon vos spécificités. Pour un séminaire stratégique d’une journée avec quinze à vingt-cinq participants, le framework standard comprend quatre configurations : accueil en cabaret favorisant la convivialité, présentation du contexte en théâtre, ateliers de réflexion en îlots de quatre à six, synthèse et décisions en disposition en U. Chaque transition s’opère pendant les pauses prévues.
Une formation de deux jours pour trente à quarante personnes adopte un rythme différent : plénière d’ouverture en théâtre, rotation entre trois espaces pré-configurés pour les ateliers pratiques en parallèle, regroupements périodiques en U pour les débriefings, clôture en cercle symbolisant l’intégration collective. Cette orchestration évite les reconfigurations lourdes tout en maintenant la variété.
Un kick-off de quatre heures avec cinquante participants privilégie la modularité légère : démarrage en théâtre pour l’alignement stratégique, dispersion en groupes de projet dans des espaces satellites sans déplacement de mobilier, reconvergence en plénière debout favorisant l’énergie collective pour la clôture motivationnelle. La variation s’obtient par l’usage de l’espace plutôt que sa reconfiguration physique.
Cette approche transformationnelle repositionne définitivement la modularité comme levier stratégique plutôt que simple caractéristique technique. De la cartographie initiale des séquences à la mesure rigoureuse des résultats, en intégrant la compréhension des mécanismes psychologiques et la prévention des erreurs critiques, vous disposez désormais d’une méthodologie complète. L’espace devient un instrument de performance au service de vos ambitions pédagogiques et organisationnelles.
Pour réussir votre prochain événement, commencez par identifier les trois séquences clés où la configuration influencera le plus significativement les résultats. Appliquez la matrice de correspondance pour déterminer leur disposition optimale, puis construisez le reste du programme autour de ces moments critiques. Cette hiérarchisation pragmatique garantit un retour sur investissement maximal même avec des contraintes budgétaires ou logistiques.
L’excellence en organisation de séminaire réside dans cette capacité à organiser un séminaire d’entreprise où chaque élément spatial soutient consciemment un objectif mesurable. Les organisations qui maîtrisent cette dimension gagnent un avantage compétitif durable : leurs événements produisent des résultats supérieurs, documentés par des métriques objectives, créant un cercle vertueux d’amélioration continue et de légitimité accrue de la fonction événementielle.
Questions fréquentes sur location séminaire
Quel est le ROI moyen d’un investissement dans la modularité ?
Les espaces modulables génèrent en moyenne 35% d’interactions supplémentaires et 25% de satisfaction en plus selon les métriques comportementales. Le retour sur investissement se mesure également par l’amélioration de la rétention des apprentissages, estimée entre 18 et 25% à trente jours, et par la réduction des coûts de ré-formation grâce à une meilleure application des acquis dans la pratique professionnelle.
Combien de données faut-il collecter pour une analyse significative ?
Un minimum de 3 séminaires comparables avec et sans modularité permet d’isoler l’effet propre de la configuration sur les résultats. Pour une robustesse statistique optimale, visez une dizaine d’événements sur six à douze mois, en maintenant constants les autres paramètres : durée, objectifs pédagogiques, profil des participants et qualité du contenu.
Comment convaincre ma direction d’investir dans des salles modulables ?
Présentez un dossier structuré en trois volets : les mécanismes scientifiques validés expliquant l’impact sur la performance cognitive et relationnelle, un benchmark avec données chiffrées comparant vos résultats actuels aux standards observés avec la modularité, et un plan de mesure concret définissant les KPIs que vous suivrez pour objectiver le retour sur investissement sur six mois.
Quelle est la différence entre modularité et simple disponibilité de plusieurs salles ?
La modularité implique la capacité de reconfigurer activement un même espace selon les besoins évolutifs du programme, créant des marqueurs contextuels pour la mémorisation. La simple disponibilité de salles multiples offre de la variété mais sans la dimension transformationnelle au sein d’un même lieu. L’idéal combine les deux : un espace principal modulable complété par des satellites pour les travaux en parallèle.